La sonate est une forme musicale.
Parce qu’elle est une forme (éprouvée, ferme et libre à la fois), elle possède une action structurante qui peut être vigoureuse.
Elle contribue à écrire le spectacle à l’égal de ce que fait usuellement une histoire. L’entretien entre notre travail et cette forme, notre confrontation à ses lois, notre vœu de les distendre, le jeu étrange non prévu que cette forme ancienne, conçue pour aménager des sons, a avec les choses de l’espace et de la vue... Tout cela est comme la mère du scénario de Sonatine .
C’est une histoire de sommeil et d’agitations nocturnes dans cette maison particulière.
La maison a trois portes et demie et deux planchers : l’un grince sous le soulier, l’autre est pendu comme un grand drap.
Son intérieur est rouge dilué comme la première maison que l’homme habite avant que de naître et de parler, bien avant. Pourtant ceux qui résident là disent parfois quelques mots aussi vrai que des sons.
Il y a des anges qui n’ont pas de plumes d’autruches sur les épaules ; leurs activités sont discrètes ou turbulentes ; Leurs statures sont concrètes comme le pain bon à manger. Marie va accepter, l’Ange la quitter et les trois portes et demie s’ouvrir en même temps. Alors les souvenirs vont scintiller, les présages s’incarner et les couleurs changer parfois jusqu’à la cendre.
Ce spectacle a été présenté comme un spectacle jeune public puis tout public.
