Passacaille
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Passacaille

Distribution Présentation Photographies Presse

Crée le 1er Juin 1991 au festival Théâtre en Mai - Dijon.

En tournée au Cargo - Genoble, au Théâtre Gérard Philippe - Villeurbanne, au Festival Santarcangelo - Italie, au Théâtre de la cité Internationale - Paris, à l’espace Planoise - Besançon, au Théâtre Municipal - Tournon, a la Chartreuse - Festival d’Avignon, au Festival du Théâtre Français - Saarbrücken/Allemagne, à la Biénnale Jeune Public - Lyon, au Festival Mimos - Perigeux.

Un spectacle Théâtres du Shaman.
En coproduction avec le Cargo - Grenoble et avec le soutien de la salle Gérard Philippe et du TNP - Villeurbanne et avec le concours de l’ADAMI.

Distribution

Conception et mise en scène : Bruno Meyssat

Avec : Philppe Cousin, Elisabeth Moreau et Geoffrey Carey

Scénographie : Bruno Meyssat, Philippe Cousin et Robert Goulier

Collaboration chorégraphique : Bertrand Lombard

Régie Générale : Robert Goulier

Réalisation son : Frantz Parcy et Jacques Berne

Lumières : Bruno Meyssat

Régie Lumière : Albert Lesueur, Claude Husson

Costumes et objets : Dominique Vial, Claude Meyssat

Présentation

Trois suites visuelles avec intermèdes pour un, deux, trois acteurs, douze échelles de bois, des chapeaux, des carillons, des béquilles de chantier, une armoire tournante sur linoléum… Les suites sont jouées : SERIOSO, AGITATO, LARGO. Les intermèdes sont joués : PRESTIGITATO.

Ces trois suites visuelles s’éclairent l’une l’autre. Certaines séquences se répondent ou se réitèrent de manière altérée, ainsi que des phrases musicales ou des souvenirs resurgis d’une archéologie de sensations et d’images.

Ce spectacle inaugure une nouvelle voie pour le théâtres du Shaman de Bruno Meyssat. En effet, Passacaille ne tire pas son inspiration d’un thème, d’un texte dramatique ou d’une fable mais se déplie, pour ainsi dire, à partir d’un vocabulaire singulier.

Ce vocabulaire s’est constitué à partir de matériaux scéniques hétérogènes dont l’acception ou le rejet par bruno Meyssat et ses acteurs fut de l’ordre de l’intuition.
Il ne s’agit pas d’une peinture « sur le motif » mais d’une peinture qui trouve son sujet en elle-même, en observant tout ce qui insiste et veut apparaître pendant le travail.

Au fil des répétitions se révéla ainsi un paysage, on pourrait dire « un site », où apparut d’abord une destinée, une figure du nom d’André Costas, dit Dédé, bricolier de son état. Cet homme du siècle passé sait aussi bien vendanger, que réduire une fracture, enterrer les morts qu’accoucher les vivantes, greffer les arbres, prédire le temps qu’il fera ou trouver des sources.

Avec lui un décor n’est plus un décor mais un lieu murmurant, remuant, tout feuillu de pensées secrètes. Les objets et les meubles ont des comportements.
La vie s’y déploie sans nous, indifférente à nous comme le ressac ou la vie des chats.
Ainsi, il pleut sur un pré, la foudre tombe, une congère s’effondre, une brise courbe un champ de luzerne sans qu’il soit besoin d’un témoin.

Dans son monde Dédé convoque deux autres figures : Zizette : épouse ou sœur, et Grégoire : un autre homme qui n’est pas sans lui ressembler.
Passacaille tente de faire entendre par les yeux, de faire ressentir l’accord, de type musical, de deux évènements visuels simultanés, alors que notre regard, indifférent aux troubles sympathies des choses vues, a pour usage de les disjoindre.

Que celui qui regarde et entend puisse alors palper l’invisible.

Photographies

Presse

[ + ] Le musée des sensations - Le Monde [ + ] Le son des choses - Libération

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