Exécuteur 14 met en scène un personnage qui devient l’incarnation des dérèglements progressifs du quotidien, des déflagrations du fanatisme et de la haine, de l’explosion de nos peurs et de nos rêves. Pétri de douleur et de colère, il est peut-être le représentant et le précurseur de ces "fous de Dieu" prêts à chevaucher les bolides de l’apocalypse et à détruire aveuglément un monde dont la finalité les agresse et leur échappe. L’Exécuteur 14 est une machine à tuer, issue de l’humanité mais qui déjà se situe ailleurs, robot ou bête fauve. Il y a chez les victimes des massacres comme une mythification de leurs bourreaux qui leur paraissent surhumains, plus grands que nature, extrêmement puissants, comme des géants qui terrifient et auxquels on ne peut échapper. Exécuteur 14 propose la "topographie mentale" d’un individu qui aurait vécu une guerre civile. Ce n’est pas un récit, ce n’est pas une histoire. C’est une expérience qui est proposée.
Cette création est une version nouvelle, pour cinq interprètes, du monologue initial.







