Est-il vrai que je m'en vais ?
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Est-il vrai que je m’en vais ?

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Un carnet de route Franco-Malien

Créé le 16 Janvier 2003 à Bonlieu Scène Nationale - Annecy.

En tournée aux Subsistances - Lyon, Espace 600 - Grenoble.
Un spectacle Théâtres du Shaman en coproduction avec Bonlieu Scène Nationale - Annecy dans le cadre de la banane Bleue, Les Subsistances - Lyon avec le soutien de l’AFAA dans le cadre de la convention AFAA-Ville de Lyon.

Distribution

Conception et réalisation : Bruno Meyssat

Assistante : Elisabeth Doll

Lumière et scénographie : Bruno Meyssat

Regard sur les costumes : Robin Chemin

Prise de son : Patrick portella : GMEM/Marseille

Collaboration artistique : Geoffrey Carey, Benjamin Lazar

Régie générale et lumière : Pierre-Yves Boutrand

Régie son : David Moccelin

Avec : Fata Bérété, Amadou Cissé, Kani Diallo, Mmoussa Fofana, Jean-Michel Rivinoff, Marie-Laure Vrancken

Présentation

Ce spectacle est le fruit d’échanges et d’impressions survenues au cours de plusieurs voyages au Mali, plus particulièrement à Bamako, Mopti et Tombouctou.
A la suite de deux ateliers organisés sur place, en collaboration avec le Centre Culturel Français de Bamako, l’équipe du théâtre du Shaman a collecté là-bas des images, des sons, des objets qui désromais figurent dans ce spectacle.

Il s’agit donc d’un matériau documentaire qui, du fait du montage, des lois de la mémoire et de celles de la représentation publique, se présente aussi comme une fiction.

Il faut bien reconnaître que voyager c’est griffer ses convictions, s’irriter des méprises mais aussi tomber en arrêt devant une façon d’organiser l’espace ou le temps de façon inattendue. L’ensorcellement ou l’abattement du voyage prennent leurs sources dans l’inquiétante étrangeté du vécu. C’est un transport dans tous les sens du terme.
L’étymologie du mot transport, à l’origine commerciale, désigne bien l’acte de céder un droit ou une créance.
Songer à ce que voyager comporte comme cessions mutuelles entre le voyageur, « les visités », et le paysage.

Bruno Meyssat aime les pays qui sont établis sur des couches historiques profondes et complexes. L’histoire du Mali remonte au néolithique, c’est un pays où se sont succédés un grand nombre de royaumes importants.
Ce pays possède une archéologie majeure. Djenné, Tombouctou et Gao ont été des cités réputées jusqu’en europe au Moyen âge.

Deux « carnets de route » se tressent dans Est-il vrai que je m’en vais  : celui qui renvoie directement au voyage au Mali et celui, intérieur, qui survint au cours des répétitions en France.
Ce deuxième périple « autour d’une chambre » a considérablement infléchi le projet initial par l’attention porté par l’équipe aux clivages fertiles existant dans et autour du travail, entre les interprètes maliens et européens. Le spectacle s’est alimenté de ces différences.
Des séquences documentaires ont surgit : entre autres, celles concernant les liens quotidiens que les maliens entretiennent avec des puissances invisibles tout autant que réelles, d’autres se rapportant aux évènements tragiques de mars 1991, lors du renversement du régime de Moussa Traoré, d’autres enfin relatives aux coutumes initiatiques.

Le dispositif scénique est simple : une installation comportant 9 plaques de sel gemme du Sahara suspendues, une ancienne machine à coudre, un petit portant avec son rideau et six chaises.
Il y a quatre acteurs maliens, un acteur français, une actrice belge.

L’intrication est le maître-mot d’un séjour qui vous travaille. Au présent, les sensations nouvelles établissent des relations étrangements élaborées avec d’autres plus anciennes, voire oubliées.
Ainsi entendre, voir et sentir nous font entrer dans un état de correspondance où notre mémoire agit pour ainsi dire pour son propre compte, hors contrôle. Ça travaille malgré nous.

Photographies


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